03 avril 2008
Gaia
Tranquillement allongé dans ma paresse
Un samedi soir de février
Je me suis rendu compte de ta détresse
Et que l'Humanité te laissait crever
Jamais j'aurai pu imaginer
Que nous étions si loin
Que le temps de se quitter
Etait prevu pour le lendemain
Evidemment je me suis lavé les mains
Jamais j'aurai pu croire
Que nous sommes si sourds
A tous ceux qui veulent boire
Que rien n'est fait ni même en cours
Evidemment nous nous étions lavé les mains
Jamais j'aurai pu deviner
Que toutes les choses importantes
A nos oreilles étaient cachées
Que nous étions loin sur les pentes
Evidemment vous nous laviez les mains
Maintenant que nous n'avons plus les mains sales
Maintenant que nous rejetons ce qui est mal
Il est temps d'assurer notre futur
Il est temps de respirer de l'air pur
09 mars 2008
El Vals del obero- Ska-p
Cherche traducteur
es difícil llegar a fin de mes
y tener que sudar y sudar
"pa" ganar nuestro pan.
Éste es mi sitio, ésta es mi gente
somos obreros, la clase preferente
por eso, hermano proletario, con orgullo
yo te canto esta canción, somos la revolución.
¡SI SEÑOR!, la revolución,
¡SI SEÑOR!, ¡SI SEÑOR!, somos la revolución,
tu enemigo es el patrón,
¡SI SEÑOR!, ¡SI SEÑOR!, somos la revolución,
viva la revolución.
"Estyhasta" los cojones de aguantar a sanguijuelas,
los que me roban mi dignidad.
Mi vida se consume soportando esta rutina
que me ahoga cada día más.
Feliz el empresario, más callos en mis manos
mis riñones van a reventar.
No tengo un puto duro, pero sigo cotizando
a tu estado del bienestar.
¡RESISTENCIA!
Éste es mi sitio...
En esta democracia hay mucho listo que se lucra
exprimiendo a nuestra clase social.
Les importa cuatro huevos si tienes catorce hijos
y la abuela no se puede operar.
Somos los obreros, la base de este juego
en el que siempre pierde el mismo "pringao",
un juego bien pensado, en el que nos tienen callados
y te joden si no quieres jugar.
¡RESISTENCIA!
¡DES-O-BE-DIEN-CIA
07 mars 2008
Verlaine-Ballade en rêve
J'ai rêvé d'elle, et nous nous pardonnions
Non pas nos torts, il n'en est en amour,
Mais l'absolu de nos opinions
Et que la vie ait pour nous pris ce tour.
Simple elle était comme au temps de ma cour,
En robe grise et verte et voilà tout,
(J'aimai toujours les femmes dans ce goût),
Et son langage était sincère et coi.
Mais quel émoi de me dire au débout :
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
Elle ni moi nous ne nous résignions
À plus souffrir pas plus tard que ce jour.
Ô nous revoir encore compagnons,
Chacun étant descendu de sa tour
Pour un baiser bien payé de retour !
Le beau projet ! Et nous étions debout,
Main dans la main, avec du sang qui bout
Et chante un fier 'donec gratus'. Mais quoi ?
C'était un songe, ô tristesse et dégoût !
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
Et nous suivions tes luisants fanions,
Soie et satin, ô Bonheur vainqueur, pour
Jusqu'à la mort, que d'ailleurs nous niions.
J'allais par les chemins, en troubadour,
Chantant, ballant, sans craindre ce pandour
Qui vous saute à la gorge et vous découd.
Elle évoquait la chère nuit d'Août
Où son aveu bas et lent me fit roi.
Moi, j'adorais ce retour qui m'absout.
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi !
ENVOI
Princesse elle est, sans doute, à l'autre bout
Du monde où règne et persiste ma foi.
Amen, alors, puisqu'à mes dam et coût,
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
Chanson Pour Elle-Verlaine
Ils me disent que tu es blonde
Et que toute blonde est perfide,
Même ils ajoutent " comme l'onde ".
Je me ris de leur discours vide !
Tes yeux sont les plus beaux du monde
Et de ton sein je suis avide.
Ils me disent que tu es brune,
Qu'une brune a des yeux de braise
Et qu'un coeur qui cherche fortune
S'y brûle... Ô la bonne foutaise !
Ronde et fraîche comme la lune,
Vive ta gorge aux bouts de fraise !
Ils me disent de toi, châtaine :
Elle est fade, et rousse trop rose.
J'encague cette turlutaine,
Et de toi j'aime toute chose
De la chevelure, fontaine
D'ébène ou d'or (et dis, ô pose-
Les sur mon coeur), aux pieds de reine.
26 février 2008
J'aime,...
J'aime l'amour
J'aime la vie
J'aime la mort
J'aime ma personne
J'aime les autres
J'aime les lasagnes
J'aime arrêter les articles très vite.
Il était une fois un forum,....
Il était une fois un forum, sans nom, avec des gens sans but. La première fois ça a tout changé pour moi.
A tous ceux que j'oublie, Dieu sait s'ils sont nombreux.
Mais surtout, Platon-Iscariote-Mammon, Clèm, Psuxes, Christoune et
ceux dont le pseudo m'échappe.
22 février 2008
Renaud- Fatigué
Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé
Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué
Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère
Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué
Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère
Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué
Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent
Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées
Fatigué, fatigué
Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée
Fatigué, fatigué
Renaud- Etudiant, Poil Aux Dents
Boutonneux et militants
Pour une société meilleure
Dont y s'raient les dirigeants
Où y pourraient faire leur beurre
Voici l'flot des étudiants
Propres sur eux et non-violents
Qui s'en vont grossir les rangs
Des bureaucrates et des marchands
Etudiant poil au dents
J'suis pas d'ton clan pas d'ta race
Mais j'sais qu'le coup d'pieds au cul
Que j'file au bourgeois qui passe
Y vient d'l'école de la rue
Et y salit ma godasse
Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu seras un mois que rien
Ah oui ça j'veux bien
Etudiant en architecture
Dans ton carton à dessin
Y a l'angoisse de notr'futur
Y a la société d'demain
Fais-les nous voir tes projets
Et la couleur de ton béton
Tes H.L.M. sophistiqués
On n'en veut pas nous nos maisons
On s'les construira nous même
Sur les ruines de tes illusions
Et puis on r'prendra en main
Quoi donc ? L'habitat urbain
Je sais ça t'fait pas marrer
J'pouvais pas m'en empêcher
Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux faire ?
Je sais pas moi gangster
Etudiants en médecine
Tu vas marner pendant sept ans
Pour être marchand d'péniciline
Tes saloperies d'médicaments
Aux bourgeois tu r'fileras
Des cancers à tour de bras
Et aux prolos des ulcères
Parc'que c'est un peu moins cher
Et l'tiers-monde qu'a besoin d'toi
Là c'est sur que t'iras pas
Malgré tous ceux qui vont crever
T'oublieras que j'ai chanté
La médecine est une putain
Son maquereau c'est l'pharmacien
Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux être ?
Je sais pas moi poète
Etudiant en droit
Y a plus d'fachos dans ton bastion
Que dans un régiment d'paras
Ça veut tout dire eh ducon !
Demain c'est toi qui viendras
Dans ta robe ensanglantée
Pour faire appliquer les lois
Que jamais on a voté
Ta justice on en veut pas
Pi si tu finis notaire
P't'être qu'on débarqu'ra chez toi
Pour tirer les choses au clair
Et tant pi s'il est pas là
Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux faire ?
Je sais pas moi infirmière
Etudiant en que dalle
Tu glandes dans les facultés
T'as jamais lu l'Capital
Mais y a longtemps qu't'as pigé
Qu'y faut jamais travailler
Et jamais marcher au pas
Qu'leur culture nous fait gerber
Qu'on veut pas finir loufiats
Au service de cet Etats
De cette société ruinée
Qu'des étudiants respectables
Espèrent un jour diriger
En trapinant dans leurs cartables
La conneries de leurs aînés
Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu s'ras un moins que rien
Ah oui ça j'veux bien
Renaud- Petite Fille Des Sombres Rues
Non, ne crois pas, fillette,
me retenir encore
dans tes rues sans violettes,
dans ton triste décor.
N'essaie pas de me suivre,
déserte mes rivages,
loin de toi, je veux vivre
de plus beaux paysages.
Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.
J'ai trop longtemps vécu
dans de pauvres ruelles,
trop longtemps attendu
un dernier arc-en-ciel.
J'ai besoin de soleil
et d'horizons moins gris,
je veux voir les merveilles
que, près de toi, j'oublie.
Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.
Je ne suis pas de ceux
que chasse la lumière,
et qui vivent heureux
un éternel hiver
De l'amour je ne veux
que les filles des rivières,
lorsque j'aime les yeux,
j'aime aussi la chaumière.
Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.
Nos chemins se séparent,
entends, la vie m'appelle,
je quitte tes trottoirs
et tes grises dentelles.
Je pars pour des royaumes
où l'on m'attend peut-être,
où le bonheur embaume,
et donne un air de fête.
Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.
Laisse-moi m'en aller,
je n'ai plus rien à dire,
mais si tu veux pleurer,
n'essaie pas de sourire.
Retourne dans ta nuit,
au fond de tes faubourgs,
retourne dans l'ennui
qui habite tes jours.
Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras
03 février 2008
Zut
Maintenant, j'ai l'air de quoi?
Laissé, là, sur le béton,
J'sais plus trop si j'y crois
J'ai bien envie de laisser béton.
sans commentaires






